Attaque de Kim à Paris : des suspects arrêtés

Trois mois après le braquage où Kim s’était fait dérober 9 millions d’euros de bijoux à Paris, un coup de filet a été mené lundi matin par la Brigade de répression du banditisme à Paris et en banlieue ainsi que dans le sud de la France. Les 17 suspects gravitent dans le grand banditisme. Le plus âgé a 73 ans.

Trois mois après le braquage spectaculaire dont avait été victime à Paris la star de téléréalité américaine Kim Kardashian, ses agresseurs ont vraisemblablement été arrêtés. La police a mené un vaste coup de filet ce lundi matin permettant l’arrestation de dix-sept personnes. Les opérations ont été menées par la Brigade de répression du banditisme (BRB). Une proche du dossier précise au Figaro que le coup de filet a été mené à Paris et sa couronne, notamment dans le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne ainsi qu’à Grasse dans les Alpes-Maritimes.

Le vaste coup de filet a ciblé les présumés membres du gang qui a «saucissonné» Kim Kardashian, mais aussi des individus soupçonnés d’avoir joué le rôle d’intermédiaires et de receleurs chargés d’écouler la marchandise. Ces suspects âgés de 23 à 73 ans, parmi lesquelles se trouvent des femmes selon nos informations, sont des voyous chevronnés pour la plupart, connus de la police pour leur appartenance au grand banditisme. Issues de fratries venant notamment de Kabylie, ils graviteraient dans la sphère des gens du voyage et des cités populaires.

Trahis par leur ADN

Les policiers ont pu remonter leur piste grâce à des précieux indices. Outre les images de la vidéosurveillance qui les a filmés notamment en train de repartir pour certains à vélos, la BRB a pu exploiter au moins deux précieux échantillons ADN abandonnés par les braqueurs sur les menottes plastifiées de type «serflex» qui entravaient la star mais aussi sur une petite croix en platine et diamants qui les malfaiteurs ont égaré dans leur fuite et qui a été retrouvée par une passante dans une rue du VIIIe arrondissement. La comparaison d’une des traces au Fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg) a permis d’identifier un des suspects, décrit de même source comme étant une «vieille connaissance» de la PJ parisienne.

En tirant sur ce fil, la BRB a mené pendant de longues semaines des surveillances physiques et téléphoniques ainsi que les géolocalisations pour remonter sur les membres présumés de l’équipe et ses complices.

Agissant dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à la Juridiction inter-régionale spécialisée de Paris pour «séquestration, vol avec armes en bande organisée et associations de malfaiteurs», les policiers peuvent entendre les suspects pour une durée théorique de 96 heures. Les enquêteurs s’interrogent notamment sur l’hypothèse d’une complicité interne. Le gang de «saucissonneurs» était en effet très bien renseigné, connaissant parfaitement les lieux de villégiature parisienne de la star aux 49,4 millions d’abonnés sur Twitter et 89,8 millions sur Instagram. Les malfaiteurs étaient passés à l’action au moment où elle était le plus vulnérable, son garde du corps n’étant pas sur place au moment de l’agression.

Une bague d’une valeur de quatre millions d’euros

Dans la nuit du 2 au 3 octobre, la vedette de 35 ans s’était fait braquer dans une discrète résidence hôtelière de luxe à Paris par cinq hommes qui lui avaient volé une bague d’une valeur de quatre millions d’euros et un coffret de bijoux pour un montant de cinq millions. Avec un butin estimé donc à neuf millions d’euros, ce braquage spectaculaire constitue le plus important vol de bijoux commis sur un particulier en France depuis plus de 20 ans.

Armés, masqués, portant des blousons de police, ils avaient entravé le veilleur de nuit, puis deux d’entre eux étaient montés dans l’appartement de la star. Ils avaient pointé une arme sur sa tempe, avant de la ligoter, de la bâillonner, puis de l’enfermer dans la salle de bains. Selon son récit, Kim Kardashian s’était défaite de ses liens avant de donner l’alerte. Des sites internet américains avaient mis en doute sa version, estimant qu’il s’agissait d’une mise en scène pour toucher des assurances. En riposte à ces accusations, elle a déposé plainte pour diffamation à New York.

Ses avocats en France avaient également annoncé avoir déposé plainte pour violation de sa vie privée après la diffusion d’une vidéo réalisée alors que les policiers procédaient aux premières constatations dans l’hôtel.
Traumatisée, la star est sortie de son silence récemment, livrant sa version de l’agression dans son émission de téléréalité «Keeping Up With The Kardashians». La bande-annonce de l’émission qui débutera en mars prochain montre l’épouse du rappeur Kanye West, en larmes, raconter à ses deux sœurs Kourtney et Khloé la nuit du cambriolage: «Ils allaient me tirer dans le dos!» explique-t-elle avant de se faire consoler par sa jeune sœur.

Le veilleur de la résidence, renvoyé en Algérie, prêt à revenir en France pour l’enquête

L’agent de sécurité qui travaillait dans la résidence hôtelière de luxe, et qui a été séquestré avec la star américaine dans la salle de bain dans la nuit du 2 au 3 octobre, a dû quitter la France pour retourner en Algérie, son pays d’origine, selon son avocat, Me Henri de Beauregard. Son titre de séjour n’ayant pas été renouvelé, il est parti le 30 décembre, a-t-il précisé. «Dans les 96 heures, il est prêt à sauter dans l’avion pour peu qu’administrativement, on lui permette de le faire», par exemple pour pouvoir participer à l’identification des suspects, a déclaré Me de Beauregard à l’Agence France-Presse. L’avocat va déposer dans la journée un recours en urgence auprès du ministère de l’Intérieur.

Source: Le Figaro

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